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Janet Backhouse (2001)

Medieval birds in the Sherborne Missal

London, The British Library. (ISBN: 0-7123-4705-4).

Depuis son acquisition en 1998 par la British Library, le Missel de Sherborne (Add. 74326) a fait l'objet de diverses publications, destinées à faire connaître à un public élargi ce manuscrit exceptionnel réalisé au début du XVe s. pour l'abbaye bénédictine de Sherborne dans le Dorset. Nous avons commenté ici la monographie de J. Backhouse, qui présente le ms. dans son ensemble (voir BC 2001-2, n° 371). Vient de paraître aussi un CD-Rom offrant une sélection de pages en couleurs, avec commentaire et illustrations (voir dans ce BC, n° 000). Voici que l'auteur a choisi de diriger son attention sur une particularité remarquable de ce grand ms. liturgique, à savoir les portraits d'oiseaux qui ornent ses marges sur divers folios. Sans doute, les oiseaux figurent-ils parmi les sujets les plus fréquents dans les illustrations marginales aux XIIIe et XIVe siècles, et l'on pourrait se demander s'il y a là matière à un livre. Mais le cas du Missel de Sherborne sort de l'ordinaire, pour trois raisons. D'une part, il comporte, de la page 363 à 393, un véritable cycle d'oiseaux, tous différents. Ensuite, la plupart de ceux-ci sont identifiés par une inscription contemporaine en anglais, parfois placée dans un cartouche. Enfin, loin d'être des oiselets d'un ou deux centimètres, comme c'est habituellement le cas, marginalia que les miniaturistes peignent sans grand détail, il s'agit de véritables portraits de grand format, mesurant 7 à 12 cm, ce qui a permis de les rendre avec un souci du détail surprenant. Quarante-huit oiseaux se succèdent ainsi sur les pages, et chacun est reproduit en couleurs dans le petit livre très avenant de J. Backhouse. Le texte présente rapidement le manuscrit et son histoire, s'intéresse à la disposition des oiseaux, puis traite les noms anglais et leur apport lexicographique, avant d'aborder la représentation des espèces, dans la lignée des travaux de Brunsdon Yapp qui leur avait consacré un article en 1982.

Afin de donner une idée de la faune ailée du ms., nous traduisons les noms d'oiseaux en français, dans l'ordre de leur apparition aux pages 363 à 393: mésange charbonnière (363), mésange bleue (363), oiseau non identifié (364), chardonneret (364), mésange charbonnière (364), poule d'eau (365), geai (366), cigogne (366), pie-grièche grise (367), pinson des arbres, femelle (367), bouvreuil, mâle (368), grand cormoran (368), alouette des champs (369), fou de Bassan (369), oiseau non identifié (370), canard sauvage (370), bergeronnette grise (371), sarcelle d'hiver, mâle (371), faisan, mâle (372), sarcelle d'hiver, femelle (372), pic vert (373), bécassine des marais (373), paon, mâle (374), bécasse des bois (374), paon, femelle (375), caille des blés (375), moineau domestique, femelle et mâle (377), troglodyte mignon (382), rouge gorge (382), martin pêcheur (383), barge (ou râle d'eau, à notre avis ?) (383), chardonneret (384), oiseau non identifié (384), merle noir, mâle (385), étourneau sansonnet (385), mésange à longue queue (386), héron cendré (386), faisan, femelle (389), grue cendrée (389), bouvreuil pivoine, mâle (390), bernache nonnette (390), linotte mélodieuse (391), oie cendrée (391), grive litorne (392), mouette (392), pinson des arbres, mâle (393), héron cendré (393). De ce relevé, il se dégage diverses constatations intéressantes. Ce sont principalement de petits oiseaux chanteurs et des oiseaux aquatiques qui ont été sélectionnés; on notera l'absence de tout oiseau rapace, contraire à leur prédominance dans l'iconographie médiévale. Par rapport à la faune ailée habituellement représentée, il y a des choix tout à fait originaux, voire uniques, comme le fou de Bassan de la p. 369, ou la pie grièche grise de la page 367. Notons aussi l'attention à la différenciation des sexes, qui révèle un observateur attentif. Le commentaire de J. Backhouse attire l'attention sur la question des sources d'inspiration, faisant allusion au carnet de modèles ayant appartenu à Samuel Pepys (Cambridge, Magdalen College, Pepys 1916), de la même époque, et qui présente quatre pages de peintures d'oiseaux.

Le livret de J. Backhouse est une réussite, tant par l'originalité du sujet que par l'intelligence du texte et, non des moindres, la qualité des reproductions en couleurs. Il fait honneur au chef d'œuvre qu'est le Missel de Sherborne.

Baudouin VAN DEN ABEELE

 

von BibuserZuletzt verändert: 26.04.2008 18:27
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